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Construire fait baisser les loyers : Austin, Auckland, Minneapolis et vingt ans d'études

Partout où le parc de logements a grandi bien plus vite que la demande, les loyers ont baissé ou cessé de monter. Les cas de villes, les études et ce que cela signifie pour le Luxembourg.

· 14 min

Austin, Asheville, Minneapolis, Auckland, Helsinki : partout où le parc de logements a grandi nettement plus vite que la demande, les loyers ont baissé ou cessé de monter. Les études qui mesurent l'effet du neuf sur les loyers du voisinage convergent depuis vingt ans. La densité n'est pas la variable qui compte ; c'est le rapport entre ce qu'on construit et ce que la population réclame. La leçon vaut pour le Luxembourg, où 4 294 hectares déjà constructibles attendent.

« Construire du neuf cher ne baisse pas les loyers » : l'intuition qui résiste

Les immeubles neufs se louent cher, attirent des ménages aisés et tirent les prix du quartier vers le haut ; construire plus reviendrait à produire du luxe sans rien changer pour les autres. Les économistes ont donné un nom à cette intuition : le supply skepticism, le scepticisme face à l'offre. Elle a un fond de vrai à l'échelle d'une rue, où le neuf est en général plus cher que ses voisins. Elle est fausse à l'échelle d'un marché. Le ménage qui emménage dans le neuf libère le logement qu'il occupait, celui qui le reprend en libère un autre, et la chaîne descend en quelques années jusqu'aux quartiers modestes. Quand les logements vacants s'accumulent, les bailleurs baissent leurs prétentions, neuf ou pas. Les villes américaines viennent d'en faire la démonstration en temps réel.

Austin : un parc qui grandit de 6 à 10 % par an, des loyers qui reculent d'un cinquième

Austin, au Texas, est le cas le plus documenté, avec deux mesures des livraisons de 2025. Northmarq, à partir des données CoStar, compte 30 002 appartements livrés dans l'aire métropolitaine en 2025, un record, soit environ 8,7 % du parc. RealPage, sur les douze mois clos fin septembre 2025, en compte 20 898, soit 6,4 % d'un parc de 345 300 logements collectifs ; la croissance annuelle du parc avait culminé à 10 % fin 2024. L'écart tient au périmètre et à la fenêtre, pas à la tendance.

Les loyers ont suivi, à la baisse. Selon RealPage, ils reculaient de 7,4 % sur un an en octobre 2025, et de 14,6 % pour les logements de classe C, les plus modestes. Apartment List mesure pour un appartement de deux chambres une baisse de 19,9 % entre le pic d'août 2022 et octobre 2025, de 1 725 à 1 382 dollars par mois. Le taux de vacance est passé de 3,96 % à 9,71 %.

−19,9 %
Baisse du loyer demandé pour un deux-pièces à Austin entre le pic d'août 2022 (1 725 $) et octobre 2025 (1 382 $), selon Apartment List, cité par KUT (mars 2026).

Les promoteurs ont réagi en arrêtant de lancer des chantiers ; les livraisons attendues pour 2026 tombent, selon les sources, entre 4 600 et 12 000 logements. Au deuxième trimestre 2026, Northmarq constate que les loyers d'Austin remontent après trois ans de glissade. Le mécanisme joue dans les deux sens : quand l'offre déborde, les loyers baissent ; quand elle se tarit, ils repartent.

Asheville : record national de livraisons, loyers en baisse malgré l'ouragan

Asheville, en Caroline du Nord, est une ville moyenne qui a fait le même pari. Selon RealPage, 3 549 logements collectifs y étaient attendus en 2025, soit 13,1 % du parc existant : le taux de croissance le plus élevé de tous les marchés américains suivis, contre 2,4 % en moyenne nationale. Aucune loi n'y a plafonné les loyers ; la ville a accordé des permis et légalisé les duplex sur une large part de son territoire.

Les loyers y baissent en glissement annuel sans interruption depuis novembre 2023 : −4,2 % sur un an en 2025 selon Apartments.com, avec une vacance projetée par RealPage au-dessus de 14 % jusqu'en 2026. Une nuance s'impose : l'ouragan Helene, en septembre 2024, a durement frappé la région et affaibli la demande. Mais la tendance était engagée un an avant la tempête.

Minneapolis : deux lectures d'un même écart

Minneapolis est le cas américain le plus cité, et le plus disputé. Le plan « Minneapolis 2040 », adopté en 2018, a supprimé le zonage réservé à la maison individuelle et les minimums de stationnement. Selon le Pew Charitable Trusts (janvier 2024), le parc y a crû de 12 % entre 2017 et 2022 pendant que les loyers augmentaient de 1 % ; dans le reste du Minnesota, le parc croissait de 4 % et les loyers de 14 %.

La Réserve fédérale de Minneapolis a publié en août 2025 une contre-lecture. Sur 2019-2023, le loyer médian a progressé de 25,7 % à Minneapolis contre 28,9 % dans un panel de villes comparables : un écart de 3,2 points. Plus de 18 000 logements collectifs ont été autorisés entre 2018 et 2022, un record, mais seulement 225 duplex ou triplex, la forme visée par la réforme, ont été construits entre 2020 et 2024. Surtout, la Fed attribue l'essentiel de l'écart à un choc de demande négatif en 2020, quand la vacance a bondi à 9,5 %. Minneapolis reste un cas favorable à la thèse, pas une preuve à lui seul.

Auckland : la seule expérience mesurée sur huit ans

Auckland fournit le cas le mieux mesuré. En 2016, l'Unitary Plan a autorisé plus de hauteur et de densité sur environ trois quarts des terrains résidentiels de la ville. Ryan Greenaway-McGrevy et Peter Phillips (Journal of Urban Economics, 2023) estiment que la réforme a produit 21 808 permis supplémentaires en cinq ans, environ 4 % du parc ; une méthode par villes comparables monte à 43 500 logements en six ans, environ 9 %.

L'effet sur les loyers est mesuré dans un second article de Greenaway-McGrevy (Economic Inquiry, 2025) : huit ans après la réforme, les loyers d'Auckland sont environ 23 % inférieurs à ce qu'ils auraient été sans elle. La critique existe : l'économiste Cameron Murray conteste que la réforme ait accéléré la construction et attribue la hausse des permis au cycle. Le débat porte sur la taille de l'effet, pas sur son signe.

−23 %
Écart entre les loyers d'Auckland huit ans après l'Unitary Plan de 2016 et le niveau qu'ils auraient atteint sans la réforme, selon Greenaway-McGrevy (Economic Inquiry, 2025).

Helsinki et Tokyo : le boom fini, la suroffre reste

Helsinki a connu un boom de construction à la fin des années 2010. Au premier trimestre 2026, les loyers du marché libre du Grand Helsinki reculaient de 1,3 % sur un an selon le gestionnaire INNA, et Nordea note que « la suroffre locative se résorbe lentement ».

Tokyo mérite une correction. La formule « Tokyo construit massivement et ses loyers sont stables depuis trente ans » circule beaucoup. La première moitié est vraie : la Grande région de Tokyo a compté 286 709 mises en chantier sur l'exercice 2023, pour 801 760 dans tout le Japon (ministère du Territoire, relayé par Patience Realty). La seconde ne l'est plus : Savills mesure une hausse de 5,2 % des loyers sur un an dans les 23 arrondissements centraux en 2025. Tokyo reste abordable pour une agglomération de sa taille, parce qu'elle a laissé construire ; mais « stable » est un raccourci à abandonner, faute de série longue pour l'étayer.

VilleCroissance du parcLoyers
Austin (métropole)+6,4 % en 12 mois (RealPage), jusqu'à +10 %/an fin 2024−7,4 % sur un an (oct. 2025) ; −19,9 % depuis août 2022
Asheville+13,1 % en 2025 (RealPage)−4,2 % sur un an (2025)
Minneapolis+12 % en 2017-2022 (Pew)+1 % (Pew) ; −3,2 pts vs villes comparables (Fed, 2019-2023)
Auckland+4 % à +9 % attribuables à la réforme de 2016−23 % vs contrefactuel à 8 ans
Grand HelsinkiBoom 2016-2021, reflux ensuite−1,3 % sur un an (T1 2026)
Contre-exemple
San Francisco705 logements permis en 2024, ~1 400 en 2025+12 % en 2025 ; +23,1 % sur un an (août 2026)
Sources citées dans le texte ; périmètres différents, voir l'encadré.

La densité décrit un état, pas une dynamique

On objecte qu'Austin est une ville étalée, sans comparaison avec une ville européenne dense. C'est confondre deux choses : la densité mesure l'état du parc à un instant donné ; les loyers réagissent à sa variation par rapport à la demande.

San Francisco en fait la démonstration en creux. Dense, de l'ordre de 7 000 habitants au kilomètre carré, elle affiche des loyers parmi les plus élevés du monde. Elle a permis 705 appartements en 2024 et environ 1 400 en 2025 ; 2 677 logements y ont été achevés en 2025 contre 5 440 en 2020, selon Apartment List. L'essor de l'intelligence artificielle ayant ramené emplois et salaires, les loyers sont en hausse de 12 % sur 2025 et de 23,1 % sur un an en août 2026 : une demande qui bondit face à une offre figée, et la densité n'y change rien.

La petite couronne parisienne illustre le même point : des communes souvent au-dessus de 7 000 habitants au kilomètre carré, des prix parmi les plus élevés d'Europe, et des plans locaux d'urbanisme qui limitent le plus souvent la hauteur à trois ou quatre niveaux. La densité y est un plafond atteint, pas une réserve. L'argument me paraît convaincant, mais c'est une lecture, pas une mesure.

La densité faible ne crée pas l'abordabilité ; la liberté de construire le fait.

Un investisseur immobilier, fil publié sur X, 2026

Vingt ans d'études : ce que le neuf fait aux loyers du voisinage

Les cas de villes montrent des corrélations ; les études académiques isolent la cause. Quand un immeuble neuf ouvre, que deviennent les loyers des logements existants à quelques centaines de mètres ? Ils baissent.

Kate Pennington (2021) a exploité les parcelles incendiées de San Francisco, reconstruites en plus grand indépendamment de la dynamique du quartier : dans un rayon de 500 mètres, les loyers baissent de 2,3 % et les départs de résidents de 17,1 %. Brian Asquith, Evan Mast et Davin Reed (Review of Economics and Statistics, 2023) ont suivi dans onze villes américaines les grands immeubles neufs des quartiers à bas revenus : les loyers voisins baissent de 5 à 7 %. Xiaodi Li (Journal of Economic Geography, 2022) retrouve l'effet à New York.

Evan Mast (Journal of Urban Economics, 2023) a suivi 52 000 résidents d'immeubles neufs dans douze villes pour reconstituer les chaînes de déménagement : 100 logements neufs de marché libèrent en deux à cinq ans environ 70 logements dans des quartiers au revenu inférieur à la médiane. Bratu, Harjunen et Saarimaa (2023) retrouvent le mécanisme à Helsinki sur des registres exhaustifs. Vicki Been, Ingrid Gould Ellen et Katherine O'Regan ont passé cette littérature en revue dans « Supply Skepticism Revisited » (Housing Policy Debate, 2025) : l'offre nouvelle réduit ou freine les loyers à l'échelle régionale, souvent aussi localement, et rien ne démontre qu'elle accroisse les déplacements de population. Le doute a été instruit ; il n'a pas résisté.

ÉtudeTerrainEffet mesuré
Pennington (2021)San Francisco, parcelles incendiéesLoyers −2,3 % dans 500 m ; départs −17,1 %
Asquith, Mast, Reed (REStat 2023)11 villes US, quartiers à bas revenusLoyers voisins −5 à −7 %
Li (J. Econ. Geography 2022)New York+10 % de parc dans 150 m → loyers −1 %
Mast (JUE 2023)12 villes US, 52 000 résidents100 logements neufs → ~70 libérés en quartiers modestes
Bratu, Harjunen, Saarimaa (JUE 2023)Helsinki, registres exhaustifsChaînes de déménagement jusqu'aux revenus faibles
Been, Ellen, O'Regan (HPD 2025)Revue de littératureL'offre réduit ou freine les loyers ; pas de surcroît de déplacement
Sources : publications citées, liste en fin d'article.

Le contre-modèle : plafonner les loyers sans construire

Face à la hausse des loyers, la réponse la plus populaire n'est pas de construire mais de plafonner. Son effet est lui aussi mesuré. Rebecca Diamond, Tim McQuade et Franklin Qian (American Economic Review, 2019) ont étudié l'extension du contrôle des loyers à San Francisco en 1994 : les bailleurs concernés ont réduit leur offre locative de 15 % et la mobilité des locataires protégés a chuté de 20 %. Les locataires en place ont gagné ; les suivants ont trouvé moins de logements, plus chers.

Paris offre un résultat plus nuancé. L'Atelier parisien d'urbanisme (APUR, 2025) estime que l'encadrement instauré en 2019 a maintenu les loyers environ 5 % sous leur niveau contrefactuel, 1 632 euros par mois contre 1 717 sur juillet 2024-juin 2025, sans réduction durable du nombre de logements loués entre 2018 et 2025. La conformité des annonces atteint 70 % à Paris et 56 % en Seine-Saint-Denis. L'encadrement modère donc à la marge, quand il est respecté, et ne crée aucun logement : il redistribue une pénurie, il ne la résorbe pas.

Le Luxembourg suit la même voie avec le projet de loi 8184, qui abaisserait de 5 % à 3,5 % du capital investi le plafond de loyer des nouveaux baux. Le texte est toujours en discussion ; l'Observatoire de l'habitat a publié trois études le 17 avril 2026 pour en cadrer les effets. Quoi qu'on en pense, la mesure ne produira pas un mètre carré. La question du volume reste entière, et c'est la rétention du foncier, bien plus que le niveau des loyers, qui la commande.

Et le Luxembourg ?

Le pays comptait 690 959 habitants au 1er janvier 2026 selon STATEC, en hausse de 1,3 % sur un an. Faute de décompte officiel récent du parc, en rapportant la population à des ménages de 2,4 personnes en moyenne, on obtient un ordre de grandeur de 280 000 à 300 000 logements. C'est une estimation, et elle suffit au raisonnement.

Une hausse de 10 % du parc, l'ordre de grandeur d'Austin ou de Minneapolis, représente donc 28 000 à 30 000 logements. Le besoin théorique est de 6 000 logements par an selon l'Observatoire de l'habitat, cité par Le Quotidien, pour une production moyenne de 4 072 par an entre 2004 et 2022. Autrement dit, +10 % du parc, c'est cinq années au rythme du besoin, sept au rythme historique, et près de neuf au rythme des 3 404 logements autorisés en 2025, quatrième année de baisse selon la Note de conjoncture STATEC 1-2026. Le foncier, lui, ne manque pas : la Note 32 de l'Observatoire (juillet 2023) recense 4 294 hectares déjà classés constructibles pour l'habitat, un potentiel de 161 500 logements selon Antoine Paccoud (LISER). J'ai détaillé ce que sont ces terrains et où ils se trouvent dans un précédent article.

161 500
Logements réalisables sur les 4 294 hectares déjà constructibles recensés par la Note 32 de l'Observatoire de l'habitat (juillet 2023) : plus de cinq fois la hausse de 10 % du parc qui a retourné le marché d'Austin.

Pendant ce temps, le marché locatif suit la trajectoire inverse. Selon le rapport d'analyse n°25 de l'Observatoire de l'habitat (juin 2026), les loyers annoncés des appartements ont progressé de 4,4 % sur un an au premier trimestre 2026, en accélération, pour une inflation de 1,6 %. Le nombre d'annonces de location a augmenté de 20 % en un an sans freiner les prix : le flux d'annonces reflète la rotation des locataires, pas la taille du parc.

Ce que je vois dans les données d'Immovalu va dans le même sens. Au 8 septembre 2026, le site suit 3 066 annonces de location, pour un loyer médian demandé de 2 215 € par mois et 31,7 €/m². Ce sont des médianes d'annonces, plus élevées que les moyennes des portails (1 647 euros selon Switchr.lu et Immotop.lu pour 2026) : elles mesurent ce qu'un nouveau locataire paie aujourd'hui, pas les baux en cours. On peut les comparer commune par commune sur la page des villes, et rapporter loyer et prix d'achat sur Acheter ou louer.

La densité décrit l'état du marché, pas sa dynamique

Les villes rassemblées ici n'ont qu'un point commun : le parc y a grandi bien plus vite que la demande pendant plusieurs années, et les loyers ont cédé. Les contre-exemples, San Francisco et la petite couronne parisienne, sont des villes denses qui ont cessé de construire. La densité renseigne sur l'état d'un marché ; elle ne dit rien de sa dynamique, qui dépend d'un seul ratio : les logements livrés rapportés aux ménages qui arrivent. Au Luxembourg, ce ratio est inférieur à un depuis vingt ans, alors que le foncier constructible existe et que les besoins sont chiffrés. La crise du logement n'est pas une fatalité géographique. C'est un choix de volume, et les villes qui ont fait l'autre choix en montrent le résultat.

Sources

  1. RealPage Analytics, Austin Market Profile (octobre 2025) — realpage.com
  2. Northmarq, Austin Multifamily: Rents Begin to Reverse Three-Year Slide (T2 2026) — northmarq.com
  3. KUT News, Austin rent costs and affordability relief, données Apartment List (23 mars 2026) — kut.org
  4. RealPage Analytics, Asheville Market Profile (2025) — realpage.com
  5. Apartments.com, Where Is Rent Dropping the Most? (2025) — apartments.com
  6. Pew Charitable Trusts, Minneapolis Land Use Reforms Offer a Blueprint for Housing Affordability (4 janvier 2024) — pew.org
  7. Federal Reserve Bank of Minneapolis, Unpacking Supply and Demand in Rent Trends since the Minneapolis 2040 Plan (25 août 2025) — minneapolisfed.org
  8. Greenaway-McGrevy & Phillips, The Impact of Upzoning on Housing Construction in Auckland, Journal of Urban Economics (2023) — sciencedirect.com
  9. Greenaway-McGrevy, Upzoning and Rents in Auckland, Economic Inquiry (2025) — onlinelibrary.wiley.com
  10. Savills Research, Japan Residential (2025) — loyers des 23 arrondissements de Tokyo — savills.asia
  11. Patience Realty, Japan Nationwide FY2023 Housing Starts Decline for Second Consecutive Year (données MLIT) — patiencerealty.com
  12. INNA, Finland Residential Rental Market Q1 2026: Still Work to Be Done — innagroup.fi
  13. Apartment List Research, San Francisco's Rental Market Is Booming Again (2026) — apartmentlist.com
  14. Pennington, Does Building New Housing Cause Displacement? The Supply and Demand Effects of Construction in San Francisco (2021) — squarespace.com
  15. Asquith, Mast & Reed, Local Effects of Large New Apartment Buildings in Low-Income Areas, Review of Economics and Statistics 105(2) (2023) — direct.mit.edu
  16. Li, Do New Housing Units in Your Backyard Raise Your Rents?, Journal of Economic Geography 22(6) (2022) — academic.oup.com
  17. Mast, JUE Insight: The Effect of New Market-Rate Housing Construction on the Low-Income Housing Market, Journal of Urban Economics (2023) — sciencedirect.com
  18. Bratu, Harjunen & Saarimaa, JUE Insight: City-Wide Effects of New Housing Supply — Evidence from Moving Chains, Journal of Urban Economics (2023) — sciencedirect.com
  19. Been, Ellen & O'Regan, Supply Skepticism Revisited, Housing Policy Debate 35(1) (2025), NYU Furman Center — furmancenter.org
  20. Diamond, McQuade & Qian, The Effects of Rent Control Expansion on Tenants, Landlords, and Inequality: Evidence from San Francisco, American Economic Review (2019) — aeaweb.org
  21. APUR, Impact de l'encadrement des loyers à Paris (2025) — apur.org
  22. Observatoire de l'habitat, Rapport d'analyse n°25 — prix et loyers au T1 2026 (25 juin 2026) — logement.public.lu
  23. Observatoire de l'habitat, trois études pour cadrer la réforme du bail à loyer, projet de loi 8184 (17 avril 2026) — logement.public.lu
  24. Observatoire de l'habitat, Note 32 — Actualisation des réserves foncières pour l'habitat (juillet 2023) — gouvernement.lu
  25. Le Quotidien, La création de logements à la traîne (citant l'Observatoire de l'habitat : besoin de 6 000 logements par an) — lequotidien.lu